Contrat local de santé : un défi à relever

Jeudi 25 avril 2024, la ville signera son Contrat local de santé, accompagnée par l’ensemble des acteurs de la santé, professionnels et institutions intervenant sur le territoire. Cinq axes prioritaires ont été retenus : accès aux soins et à la prévention, publics vulnérables et handicapés, périnatalité, santé sexuelle et santé mentale.

Modifié le 10/04/2024

Cette signature est une étape importante pour la politique santé de la commune, qui va pouvoir lancer et poursuivre de nombreuses actions concrètes adaptées aux besoins des Savigniens.

Le CLS a en effet été construit suite au diagnostic mené par l’Agence régionale de santé (ARS) et le cabinet Acsantis auprès des patients, spécialistes et structures de santé de la ville. Résultat : un document complet, chiffré, apportant les bases pour un programme d’actions coordonnées, avec des priorités bien définies.

La mobilisation des partenaires a porté ses fruits, au bénéfice des habitants, qui seront désormais mieux orientés dans les structures de proximité.

“Même si la santé n’est pas une compétence municipale, la ville prend sa part et a à coeur d’améliorer la prise en charge des habitants, détaille Marie-Line Pichery, maire. Avec le CLS, nous avons pu identifier des axes précis d’intervention et mieux coordonner les professionnels de santé pour faciliter l’accès aux soins.”

Pour l’accès aux soins, un réseau mobilisé

L’un des axes prioritaires retenus est l’amélioration des prises en charge des patients, notamment dans le cadre des maladies chroniques.

Pour le rendre possible, les professionnels de santé du territoire se coordonnent. Parmi eux, un partenaire incontournable du CLS : la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), un véritable réseau des compétences pour faciliter l’accès aux soins. Née pendant la crise sanitaire, elle réunit aujourd'hui une centaine d’adhérents sur le territoire de Sénart.

La CPTS se joint aussi à la SEMSA, qui gère les maisons de santé et accompagne les spécialistes dans leur installation sur le territoire. Le 21 mars 2024, une première réunion entre ces deux organismes a permis de solidifier plusieurs pistes :

  • simplifier l’accès à un médecin traitant pour les personnes en affection longue durée,
  • réduire les passages aux urgences avec la valorisation des sites locaux comme le Pôle médical de Sénart,
  • renforcer les effectifs des infirmiers en soins avancés et les internes dans les cabinets médicaux,
  • et développer des cabines de télémédecine.

Des actions qui prennent aussi en compte la prévention et les dépistages, notamment du diabète et des cancers.

Auprès des personnes vulnérables et des aidants

Les mises en réseau de professionnels se développent aussi dans le secteur du handicap et des personnes fragiles, autre axe important du CLS.

La ville contribue aux Communautés 360, lancées par l’Etat en février 2020. Objectif : apporter une réponse de proximité à toutes les personnes en situation de handicap ainsi qu’à leurs familles. Autre partenaire avec lequel  Savigny œuvre au quotidien, le Conseil départemental à travers le service Sapha (Service d’accompagnement des personnes handicapées et âgées), ouvert au public depuis 2021 au sein des 14 Maisons départementales des solidarités.

Le Pôle autonomie territorial est lui aussi une référence pour les personnes vulnérables de la commune ; il organise par exemple un café des aidants tous les mois à l’Ehpad Solemnes.

De leur côté, les associations ne sont pas en reste et poursuivent leurs actions en faveur des personnes handicapées, pour une commune toujours plus inclusive. Les agents municipaux de plusieurs services se forment aussi régulièrement sur l’accueil des publics handicapés. Citons enfin la Maison sport santé de Grand Paris Sud, qui accompagne les patients dans leur parcours de soin grâce à la pratique sportive.

Périnatalité et petite enfance

Autre thématique phare du CLS, la périnatalité se rapporte aux circonstances qui entourent la naissance. Le public ciblé est donc la femme enceinte, son conjoint et le nourrisson.

Selon l’OMS, c’est une période clé dans la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ; car chaque enfant doit bénéficier des conditions essentielles pour un bon départ dans la vie.

A Savigny, ces enjeux prennent la forme de permanences hebdomadaires de la PMI dans les centres sociaux, d’accompagnement à la parentalité et à la grossesse, de formations régulières sur le développement des 0-3 ans, et du recrutement d’une coordinatrice qui assurera le bon déroulement de ces actions.

Le diagnostic mené par l’ARS a en effet permis de soulever plusieurs problématiques, comme une méconnaissance du parcours de grossesse, et des inégalités dans le suivi par des sage-femmes ou des gynécologues.

Le dispositif des 1000 premiers jours, dont la coordinatrice est présente au centre social Aubrac, permet à tous les jeunes parents d’avoir accès à des ressources informatives et à des ateliers famille qui ont lieu partout en ville. Si elle ne propose pas de suivi santé, elle peut orienter les parents vers les structures de soin adaptées.

Santé sexuelle et relations affectives

Parler de santé , c’est aussi parler de santé sexuelle. Toujours dans une logique de coordination, en 2023, la ville a signé une première convention avec le Planning familial, lançant ainsi une série d’actions en 2024 pour renforcer la prévention.

Parmi elles, des interventions auprès des secondes du lycée Pierre Mendès-France, autour du consentement. Les intervenantes organisent aussi des groupes de discussion à l’Espace polyvalent, destinés aux ados. Les thématiques abordées : relations filles-garçons, intimité, relations affectives.

Le Planning familial propose également des permanences dans les trois centres sociaux, travaille avec les enseignants de la ville, et accompagne les jeunes dans leur contraception, l’accès à l’IVG, la lutte contre la précarité menstruelle…

« Il n’y a pas de santé sans santé mentale »*

Dernier axe, mais pas des moindres, la santé mentale, couplée à la lutte contre les addictions.

La prévention en santé mentale et la prévention des addictions, notamment auprès des jeunes, ont été dès le cadrage du diagnostic de santé évoquées comme des priorités pour le CLS.

A Savigny, le taux de prise en charge pour dépression et autres troubles de l’humeur est supérieur à ceux observés aux échelons géographiques supérieurs, particulièrement pour les femmes et la jeunesse. Cette dernière a été fortement impactée par la crise sanitaire2. La ville s’est donc greffée au Projet territorial de santé mentale, lancé en mai-juin 2023, et copilote du CLS. 

Plusieurs axes d’intervention sont donc prévus, en plus des actions déjà réalisées. Au plus près des problématiques de terrain, les agents municipaux ont par exemple bénéficié en mars d’une formation sur les premiers secours en santé mentale. Ils sont à présent 12 secouristes en santé mentale, à agir sur la ville.

Régulièrement, les services organisent des actions de prévention en lien avec la lutte contre les addictions - tous types d’addictions, y compris celle aux écrans. Ces temps d’information sont destinés aux jeunes comme aux professionnels de l'éducation et aux animateurs.

Des actions hors-les-murs à destination des patients des structures handicap du territoire vont continuer d’avoir lieu, soutenues par la commune. Les Maisons hospitalières les Ailes déployées ouvriront leurs portes en septembre 2024, avec 25 places en accueil de jour d’un public en voie d’insertion dans un milieu ordinaire. Un partenariat précieux, qui s’inscrit dans une continuité de liens tissés avec de nombreux partenaires, pour mieux soutenir les patients au quotidien et améliorer le bien-être dans tous les domaines.

* Source : Livre vert de l’Union européenne

2 Santé publique France

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