Savigniens mobilisés. Natacha Cueto, élève infirmière et au front

Natacha Cueto, savignienne, fait partie de ces habitants mobilisés en cette période de crise sanitaire. A 47 ans, elle est élève infirmière et se trouve “en première ligne”, au côté de milliers de personnels de santé, qui chaque jour, se battent contre la maladie. Rencontre. 

“Nous sommes presques considérées comme des infirmières, malgré notre statut d’étudiantes.” Réquisitionnée à l’hôpital de Melun, malgré qu’elle n’a pas encore obtenu son diplôme, Natacha voit ces semaines de travail intensif comptabilisées comme son dernier stage. Celui qu’elle devait effectuer à l’origine a été annulé avec la crise du coronavirus, et l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) a fermé. De quoi apprendre dans des conditions les plus réelles !

“J’ai été aide-soignante pendant des années, explique la savignienne. J’attendais que mes enfants grandissent pour me reconvertir et devenir infirmière. Après une formation de trois ans, je serai normalement diplômée au mois de juillet.”

Après l’annulation de son stage de 10 semaines, nécessaire pour la poursuite de sa formation, les choses se sont accélérées pour l’apprentie infirmière. “J’ai peur de faire des erreurs, mais je suis très secondée et suivie par les autres infirmières. Elles me laissent en autonomie quand elles savent que je peux le faire.” Son parcours d’aide-soignante l’a également beaucoup aidée à affronter un quotidien de travail intense. “Aujourd’hui, c’est vrai que c’est compliqué pour les familles. En EHPAD, où j’ai été réquisitionnée, les patients n’ont pas le droit de voir leurs proches. Une situation dure pour eux, qui ont besoin de relationnel.*

Pour Natacha et ses collègues, le quotidien s’est amplifié depuis le début de la crise sanitaire : “il y a beaucoup de travail concernant l’hygiène, qui doit bien sûr être irréprochable. Nous avons droit à deux masques chirurgicaux par jour. A ne pas faire tomber !”

C’est pourquoi cette maman de trois enfants apprécie le soutien qu’elle reçoit des habitants de la ville. Et notamment les applaudissements du soir, devenus rituels : “ils me donnent du courage pour mes prochains jours de travail.” En attendant les jours de réquisition, Natacha Cueto écrit son mémoire de fin d’études, indispensable à l’obtention de son diplôme. 

 

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Ndlr : depuis le 20 avril, les visites sont de nouveau autorisées sous condition.

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