La nature et l’agriculture se développent en ville

En conseil municipal extraordinaire le 25 janvier dernier, les élus ont voté la mise en œuvre du programme d’agriculture urbaine et péri-urbaine de la ville, qui est l’un des axes fondateurs du projet municipal de ce nouveau mandat.

Savigny bénéficie déjà d’une longue tradition agricole, maraîchère et jardinière : c’est son essence même puisqu’elle était autrefois une bourgade essentielle- ment rurale avec ses fermes et ses paysans qui cultivaient leurs terres et la cultivent toujours dans la grande tradition briarde (au nord et au sud le plateau agricole du Bourg). La décision de l’État de construire des villes nouvelles et en particulier celle de Sénart en 1973 est venue bousculer cette coutume sans pour autant qu’elle ne disparaisse. Dans la continuité de cette politique, les jardins familiaux jouent un rôle social majeur avec près de 79 parcelles en culture associative, et les écoles et accueils périscolaires multiplient à leur initiative la création de potagers pédagogiques dans les établissements scolaires. 

Il suffit de s’y promener ou de regarder un plan de Savigny pour mesurer à quel point la dimension « nature » y est respectée : espaces verts, petits bois, forêt classée, vastes prairies urbaines, plans d’eau, terres agricoles. Mais l’on peut toujours faire mieux : c’est ce à quoi s’engagent les élus jusqu’à la fin du mandat (2026). Faire de Savigny une ville nourricière ! 

Mettre en valeur les « atouts nature » et développer les circuits courts en bio 

Face aux graves défis actuels (Covid, crise socio-économique prévisible), la majorité municipale de Savigny a perçu l’ur- gence de mener des actions de terrain pour offrir aux habi- tants, un cadre de vie plus sécurisé et plus paisible. 

Les élus ont tiré deux leçons essentielles de l’épreuve du confinement pour maintenir et renforcer des liens sociaux plutôt malmenés. En premier lieu, mettre à disposition des Sa- vigniens, de nouveaux lieux publics extérieurs alliant la possi- bilité d’usages quotidiens pour tous. Les priorités concernant ces sites sont leur proximité (pour rester accessibles en cas de confinement) et leur attractivité (quant aux possibilités de rencontres et d’échanges sociaux qu’ils présentent). 

La commune est propriétaire d’un parc et d’un château (la Grange-la-Prévôté), de vergers, de terres cultivées en pota- gers, d’espaces publics naturels... Elle a, en outre, conçu un projet « agriculture et nature en ville » propre à répondre aux nouveaux besoins sociaux exprimés. À savoir : se nourrir avec des produits locaux labellisés bio, avoir accès à des espaces naturels ou paysagers pour s’y promener et faire du sport de plein air. Enfin il s’agit aussi de favoriser une économie locale circulaire grâce à des circuits courts d’échanges, de dévelop- per une autonomie alimentaire, de recycler ses surplus, de sensibiliser à la préservation de la faune et la flore, de lutter contre la pollution. 

Les priorités concernées 

Le Domaine de la Grange peut devenir un site appréciable de « slow tourisme »*, avec pour atout fort l’apprentissage de l’Histoire. Sa grotte, la glacière, les jardins du XVIIIe à la fran- çaise et le parc à l’anglaise constituent ses valeurs ajoutées pour la découverte de l’art paysager, de la botanique ou tout simplement la promenade, la flânerie, la détente dans un cadre idyllique. 

Les potagers et les vergers peuvent devenir des lieux d’en- seignement du jardinage, d’horticulture, du recyclage et de la fabrication de compost, favorisant les échanges et le lien social, ainsi bien sûr que la prise de conscience de l’intérêt d’une alimentation saine et locale. 

Les bois intra-urbains et les étangs, en tant qu’espaces na- turels sensibles (ENS), sont les atouts très forts de ce grand projet. Ils constellent littéralement le territoire communal et ne demandent qu’à être valorisés. Au prix de quelques toilet- tages, balisages, aménagements de sentiers et de parcours de découverte, ils peuvent constituer un vrai maillage de pro- menades, de lieux de rencontres, d’îlots de fraîcheur, de pra- tiques sportives, ou pédagogiques sur la faune et la flore... 

* un tourisme à rythme lent, garant d’un ressourcement et peu émetteur en CO2 


 

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