Un courrier au président de la République pour alerter sur la situation des quartiers prioritaires

C ’est en tant que maire de Savigny, mais surtout en tant que vice-présidente de l’agglomération Grand Paris Sud (350 000 habitants) en charge de l’inclusion républicaine, de l’éducation et de la politique de la ville, que Marie-Line Pichery s’associe à une démarche partagée par 180 maires français pour interpeller le président de la République, Emmanuel Macron. Un courrier d’alerte afin de sensibiliser le chef de l’Etat sur la situation difficile des quartiers prioritaires en pleine crise sanitaire liée à la Covid 19.

Ce courrier, co-signé par 180 maires de différentes communes françaises, s’inquiète non seulement des conséquences de la pandémie sur des populations fragilisées, mais aussi de son impact sur les finances des communes. La commune de Savigny-le-Temple accueille deux quartiers dits en politique de la ville, elle est donc pleinement frappée par la crise ambiante.

« Notre ambition est de tirer le signal d’alarme, précise Marie-Line Pichery. La crise sanitaire provoque une aggravation de la paupérisation de nos populations de grande banlieue qui connaissent des difficultés financières croissantes liées aux deux périodes de confinement et au ralentissement général de l’économie. Les fermetures pour raison sanitaire des magasins et de certaines entreprises, les pertes d’emploi qu’elles ont engendrées, les périodes de confinement qui privent de la mobilité nécessaire à la recherche d’un travail, notre éloignement de Paris et des grands centres économiques... tout cela constitue des facteurs aggravants pour les habitants de l’agglomération. Il est vraiment temps que le gouvernement change de logiciel et nous écoute ».

La commune de Savigny qui dès le début de la crise sanitaire en mars dernier avait décidé de réagir avec force en mettant en place quantité de mesures de protection de sa population, a déjà engagé près de 450 000 € de dépenses directes dans ce combat inédit et salutaire. « Une somme très lourde pour nos finances publiques alors que nos recettes sont en baisse », insiste le maire, qui, malgré tout, veut rester optimiste et combative.

« Il est vraiment temps de questionner le Gouvernement sur sa politique de la ville en faveur des quartiers et de la grande banlieue. Dans ce combat là comme dans tant d’autres, la ville de Savigny est bien décidée à faire entendre la voix de ceux que l’on n’écoute jamais. Nous nous y employons ! »

Ce courrier qui n'est pas resté sans réponse puisque Jean Castex promet 1 milliard d’euros aux quartiers populaires, cette somme correspond à 1 % du plan de relance. + d'infos

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