Le verger conservatoire

Le verger conservatoire

Le verger conservatoire de Savigny-le-Temple

Le verger conservatoire de l’écomusée de Savigny-le-Temple a été mis en place en 1986 sur les conseils d'un collège d'ethnobotanique regroupant des instances nationales et associatives. Sa vocation est de conserver les fruits à pépins traditionnels de l’est de l’île de France. Il couvre actuellement 8 000 m² et abrite 41 variétés de pommes et 50 de poires.

 

Ses principales missions sont les suivantes :

  • conserver, restaurer, étudier et enrichir ses collections, en relation avec le programme scientifique et culturel de l'écomusée;
  • rendre ses collections accessibles au public le plus large et concevoir des actions d'éducation;
  • contribuer aux progrès de la recherche, à la diffusion de connaissance et à la mise en œuvre d'un modèle de gestion respectueuse de l'environnement.

 

Historique des vergers en Seine et Marne

L’arboriculture est un mode de culture ancien en Seine et Marne, qui a existé sous plusieurs formes, de la culture domestique à l'exploitation industrielle, principalement avec les pommiers et poiriers. L'attaque des vignes par le phylloxera dans les années 1870 et le développement des échanges commerciaux avec l'apparition des chemins de fer encourage l’abandon d’un vin de mauvaise qualité, au profit du cidre. Les prés-vergers d'arbres hautes tiges se développent, beaucoup de fermes se reconvertissent dans ce mode de culture permettant l'élevage et la production de fruits sur une même parcelle.

Victime de la mécanisation et du productivisme des années 60, le verger traditionnel cidricole décline peu à peu jusqu'à nos jours.

A l'écomusée, le pré-verger de hautes tiges est autant un témoin du passé qu'un mode de gestion tournée vers l'avenir, car durable.

 

L'écogestion du verger

A travers son verger conservatoire, l'écomusée s'est fixé l'objectif d'expérimenter et de diffuser des connaissances sur un mode de culture respectueux de l'environnement. Différents axes de travail ont été retenus :

montrer l'intérêt de planter des espèces ou variétés adaptées aux conditions locales et de définir un seuil de tolérance réaliste vis-à-vis des ravageurs;
supprimer l'utilisation de produits dangereux pour l'environnement et la santé humaine en les remplaçant par des techniques de lutte biologique;
reconstituer un écosystème diversifié en favorisant les auxiliaires des cultures et la vie du sol.


Les indispensables d'un verger "naturel" :

  • Nichoirs à oiseaux

Une nichée de mésange consomme jusqu'à 30 kg de chenilles.

  • Plantes mellifères

Elles nourrissent des insectes pollinisateurs ou prédateurs comme le syrphe qui vont pondre des larves consommatrices de pucerons.
 

  • Abris pour les insectes

Ils permettent aux guêpes et abeilles solitaires de se reproduire.
 

  • Nichoirs à chauves-souris

Les chauves souris consomment le carpocapse, papillon dont on trouve le fameux ver dans la pomme.
 

Le calendrier du verger

  • Toute l'année : ateliers de sensibilisation pour tous (familles, scolaires, centres de loisirs….). 
     
  • En janvier, février, mars, juin et novembre : les stages d’arboriculture fruitière. Un cycle de formation à l'arboriculture et au jardinage est réparti en 5 séances de 4 heures. Ces formations sont assurées par Thierry Régnier qui enseigne à l'Ecole du Breuil.
     
  • De la dernière semaine se septembre à la 3ème semaine d'octobre ramassage des pommes ouvert à tous les mercredis de 15h à 17h. Le ramassage se fait avec un sac fourni à l'entrée du verger pour 2 €. L'écomusée se réserve le droit de modifier la période d'ouverture en fonction de la quantité de pommes disponible.
     
  • Dernier dimanche d'octobre ou premier dimanche de novembre : les « Pommades », fête annuelle du verger avec stage de plantation, conférences, exposition pomologique, concours de tartes aux pommes, pressurage et nombreuses animations…