La sécurité routière, une priorité

Sécurité routière savigny-le-temple

Qu’il s’agisse d’infrastructures ou d’actions de sensibilisation, la ville, avec sa police municipale, lutte aux côtés de la police nationale contre l’insécurité routière. On fait le point.

Le chiffre parle de lui-même : deux accidents corporels de la circulation sur trois ont lieu en zone urbaine en France. Et leurs conséquences sont souvent dramatiques. Souvent, nous sous estimons les risques que nous prenons lorsque nous nous déplaçons en ville, que nous soyons en voiture, à pied, en deux-roues... C’est la raison pour laquelle la ville de Savigny, qui a aussi son rôle à jouer en matière de sécurité routière notamment avec la police municipale, agit au quotidien pour le bien de tous. La première action touche à la prévention.

Depuis plusieurs années, la municipalité a choisi d’imposer des zones à 30km/heure dans le Centre-ville et aux abords des écoles. « Ces zones sont aujourd’hui très bien acceptées par les Savigniens. Les statistiques sont implacables : la zone 30 permet de diviser par deux le nombre d’accidents en ville », note David Cotty, adjoint au maire délégué à la sécurité routière. La ville a également multiplié les ralentisseurs rectangulaires appelés « coussins berlinois ». « Le coussin berlinois est une des réponses possibles pour lutter contre la vitesse », précise l’élu. L’instauration de la priorité à droite sur toute la commune permet également de ralentir les conducteurs aux abords des carrefours.

Prévention et sensibilisation

Côté vitesse, justement, la dernière action concerne les contrôles radars. Deux fois par mois, parallèlement aux contrôles effectués par la police nationale, les agents de la police municipale contrôlent la vitesse sur des axes de la ville où l’on roule généralement trop vite et où les risques d’accident sont plus importants. Sur le terrain toujours, la police municipale mène également des actions de sensibilisation, notamment aux abords des écoles. L’objectif est de rendre la circulation plus fluide, notamment aux heures de pointe, et d’éviter que des véhicules et des deux roues stationnent sur les trottoirs. Et parfois, la police est contrainte de mettre des contraventions, notamment dernièrement du côté de l’école Chantereine : alors qu’un parking de 150 places est à disposition à 2 minutes à pied, beaucoup de voitures se garent en interdiction sur les arrêts de bus pour déposer les enfants... Le civisme est par conséquent la clé pour mieux vivre ensemble sur nos routes. « Le manque de respect du code de la route a d'autres conséquences, notamment aux abords des écoles, poursuit David Cotty. Cela peut conduire la ville à poser des barrières, par exemple, et le paysage s'en trouve dénaturé. » C’est l’une des notions expliquées par les médiateurs de la ville qui jouent également un rôle dans la prévention routière auprès des jeunes Savigniens.

Quelques chiffres

  • 1 accident mortel sur 3 a lieu en zone urbaine en France
  • Les deux roues motorisés représentent en effet 44 % des accidents graves
  • Près de 50% des cyclistes tués sur les routes le sont en villes
  • A 60 km/h, il faut 8 mètres de plus pour s'arrêter qu'à 50 km/h
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