Boutilimit

boutilimit jumelage

Savigny-le-Temple ne pouvait rester indifférente au dialogue nord-sud et s'est jumelée à Boutilimit en Mauritanie. Depuis, de nombreux jeunes savigniens sont tombés sous le charme du désert mauritanien, des danseurs et des conteurs ont fait découvrir la poésie Sahélienne.

 

 

 

 

 

Présentation

Pays : République islamique de Mauritanie
Situation géographique : ville située dans la région de Trarza, à 150 km de Nouakchott, capitale du pays
Nombre d'habitants : environ 30 000 habitants dont près de 18 000 dans la partie urbaine
Nom des habitants : les Boutilimitois
Langue : les langues officielles sont l'arabe et le français, la langue maternelle de tous les Boutilimitois est le hassaniya.
Signes particuliers : Boutilimit se développe avec la sédentarisation de populations nomades. Une dizaine de localités rurales existent depuis des décennies. Elles sont aujourd'hui plus de 30, comptant chacune entre 100 et 2 000 habitants.

La ville

Boutilimit est un village très ancien, bâti autour d'un puits qui appartient à la tribu des Ouled Biéri.
Suite à la colonisation par la France au début du 20e siècle et la construction d'un centre administratif, le village s'est progressivement développé dans la dépression créée par deux dunes. La culture maraboutique des habitants leur a permis d'accéder facilement à la formation proposée par les français et c'est tout naturellement qu'à l'indépendance en 1960, de très nombreux cadres mauritaniens étaient originaires de Boutilimit.

La construction de la Route de l'Espoir dans les années 70, ce ruban goudronné long de plus de 2 000 km, a transformé le village en une ville commerçante, avec l'installation de nombreuses boutiques offrant toutes sortes de marchandises.
Mais au même moment, la sécheresse qui a sévi de longues années en Mauritanie a décimé les troupeaux, contraignant ce peuple nomade à se sédentariser.

Depuis décembre 1987, Boutilimit est érigée en commune avec un conseil municipal de 21 membres élus à la proportionnelle. Son territoire est un disque de 15 km de rayon, au centre duquel se trouve la zone urbaine ; et la commune abrite maintenant une trentaine de localités, situées pour la plupart au bord de la route de l'espoir.

La seule richesse économique de Boutilimit réside actuellement dans l'élevage.
En dehors des emplois de services (commerçants, enseignants, personnels de santé…), il est difficile de trouver un emploi sur place et de nombreux habitants sont contraints d'aller travailler à Nouakchott.

Boutilimit signifie "l'endroit où pousse le tilimit", une graminée haute de 1 m, qui couvrait la région... jusque dans les années 60 ! La sécheresse l'a fait disparaître, il n'en reste plus maintenant que quelques touffes au milieu du sable, entre les dunes, à l'abri des acacias. Pourtant lorsque l'hivernage" est bon (s'il pleut de juillet à septembre), les pâturages verdissent et les troupeaux de chameaux, de bovins, de moutons et de chèvres peuvent se nourrir sans trop s'éloigner.

Actions marquantes

  • Rencontres de jeunes lycéens pour la rédaction d'un livret bilingue
  • Construction d'équipements communaux dont l'hôtel de ville
  • Stages d'étudiants à Boutilimit (urbanisme, infirmier, économie)
  • Extension du réseau d'adduction d'eau
  • Intervention d'un professeur mauritanien à Savigny-le-Temple pour présenter aux travailleurs sociaux les actions de prévention menées dans son pays pour lutter contre le SIDA
  • Reboisement de 65 hectares de dunes par 32 jeunes savigniens et leurs homologues mauritaniens à l’occasion de 4 chantiers de solidarité internationale et accueil la cinquième année des jeunes mauritaniens à Savigny-le-Temple pour un chantier environnemental.
  • Construction de latrines dans les écoles rurales pour faciliter la scolarisation des jeunes filles.
  • Création d’un « potager-école » utilisant le goutte-à-goutte et l’agriculture biologique pour permettre à des femmes cheffes de ménages de subvenir à leurs besoins.
  • Formation de personnels infirmiers puis de pompiers aux interventions lors d’accidents de la route.
  • Formation des pompiers aux techniques « en milieux périlleux » ; ils ont ainsi pu sauver plusieurs personnes tombées dans des puits.
  • Formation, par les pompiers savigniens accompagnés de leurs homologues suédois, de jeunes, écoliers, collégiens et lycéens, aux gestes de premiers secours.
  • Accueil d’un universitaire mauritanien, professeur de philosophie et écrivain pour une conférence « Je suis musulman, à quoi sert ma raison ? »